CHÔMAGE, GJP, NUMÉRO VERT : jusqu’à quand la direction va-t-elle se moquer des salariés ?
D’un côté, la direction annonce du chômage. De l’autre, elle nous impose de la flexibilité ?
Après son annonce d’une semaine chômée en semaine 44, lors du CSE de fin septembre, elle a le culot de mettre en place de la GJP dans certains secteurs !
Comment peut-on justifier de telles décisions ?
La direction annonce un manque de pièces et des difficultés liées à la nouvelle peinture. Mais elle met en place de la GJP dans certains secteurs. Où est la cohérence ?
Et ce n’est pas tout ! Dans certains secteurs de l’usine, des salariés ne savent même pas s’ils vont être au chômage ou s’ils doivent venir travailler !
Cette gestion de la production ne profite qu’à la direction parce que c’est à nous qu’elle en fait supporter intégralement les conséquences : Face on perd et pile elle gagne : c’est inacceptable !
LE NUMÉRO VERT : UNE DÉSORGANISATION PERMANENTE DE NOS VIES PRIVÉES !
Toute la semaine dernière, le numéro vert a été déclenché. Et à chaque fois, le même message : « Ça bosse ! »
À quoi joue la direction ? Comment organiser sa vie familiale, ses déplacements et ses obligations personnelles quand on ne sait jamais à quoi s’attendre ?
Ce numéro vert, censé nous informer, devient une source supplémentaire de désorganisation de nos vies privées.
La direction se moque de nos contraintes personnelles. Elle veut pouvoir disposer des salariés à sa guise, en fonction de ses besoins, sans se soucier des conséquences sur leur quotidien.
Nous ne sommes pas corvéables à merci !
DES ACCORDS DE FLEXIBILITÉ QUI FONT TOUJOURS PAYER LES SALARIÉS !
Cette situation n’est malheureusement pas le fruit du hasard. Elle est rendue possible par les accords de flexibilité que la direction a fait passer au nom de son soi-disant dialogue social.
Quel que soit le scénario, la direction s’y retrouve : elle adapte l’organisation du travail à ses besoins, tandis que les salariés subissent les changements de planning, l’incertitude et les pertes de salaire.
Avec les sept jours de chômage annoncés, ce sont encore des pertes de rémunération qui nous attendent en fin de mois.
La CGT est le seul syndicat à ne pas avoir cautionné la mise en place des compteurs par la direction parce ce n’est pas aux salariés de payer les conséquences des choix de la direction !
LA CGT NE SIGNE PAS LES RECULS SOCIAUX !
Certains vous diront que la CGT ne signe jamais rien. C’est faux !
La CGT refuse de signer des accords qui font reculer nos droits et dégradent nos conditions de vie et de travail.
Nous assumons nos positions : nous ne signons pas pour faire plaisir à la direction, encore moins pour cautionner des dispositifs qui se retournent contre les salariés.
Nous tenons également à rappeler que lorsqu’un accord de la direction s’applique, il s’applique à l’ensemble des salariés, y compris à celles et ceux qui n’en voulaient pas parce que c’était néfaste à nos intérêts de salariés.
Alors, ne nous trompons pas de cible ! Ce ne sont pas celles et ceux qui refusent les reculs sociaux qui sont responsables de cette situation.
La responsabilité est celle d’une direction qui impose ses choix et d’accords qui lui donnent toujours plus de flexibilité au détriment de nos vies.
NOS VIES NE SONT PAS UNE VARIABLE D’AJUSTEMENT !
Nous exigeons une organisation du travail qui respecte les salariés, leur vie privée et leur rémunération.
Nous refusons que les salariés soient contraints de rester disponibles en permanence, sans visibilité sur leurs horaires ni sur leur activité.
La flexibilité pour la direction, les contraintes pour les salariés : ça suffit !
La CGT continuera de dénoncer ces accords mais cela ne peut suffire il n’y a que collectivement qu’il sera possible d’imposer à la direction de revoir sa copie !
Aide de 100€ pour le carburant !
Bien que ce ne soit pas assez, et qu’elle n’est pas ouverte à toutes et tous. A partir du 22 octobre 2026, vous pourrez suivant vos critères fiscaux et kilométriques faire la demande via le net d’un aide de 100€ pour faire face à la hausse des carburants.
- Anciens bénéficiaires : Versement automatique le 16 octobre 2026 sans aucune démarche.
- Nouveaux bénéficiaires : Ouverture des demandes en ligne à partir du 22 octobre 2026 sur impots.gouv.fr (versement sous environ 10 jours).
Critères d'éligibilité (Octobre – Décembre 2026) :
- Revenus : Foyer fiscal dont le revenu fiscal de référence (RFR) par part au titre de 2024 est inférieur ou égal à 22 770 € (ce qui correspond à environ 2 050 € nets par mois pour une personne seule, 5 087 € pour un couple avec un enfant, et 6 100 € pour un couple avec deux enfants).
- Activité : Être salarié ou travailleur indépendant ayant perçu un revenu d'activité en 2024.
- Déplacements : Utiliser un véhicule thermique ou hybride non rechargeable à des fins professionnelles, en parcourant plus de 15 km entre le domicile et le travail (30 km aller-retour) ou plus de 8 000 km par an
Rien ne remplacera la baisse du prix des carburants et l’augmentation générale de nos salaires mais en attendant 100€ c’est toujours ça de pris !



