Une fois encore, la direction de Stellantis nous présente le bilan du DAEC comme un dispositif d'accompagnement des salariés et d'adaptation des compétences.
La réalité est pourtant tout autre.
Le plan présenté aujourd'hui poursuit le même objectif que les précédents : supprimer des emplois dans l'ensemble des établissements du groupe.
Entre le 1er septembre 2025 et le 28 mai 2026, ce sont déjà 992 salariés qui ont adhéré aux différentes mesures du DAEC, dont 461 dans le cadre de mesures externes. Derrière ces chiffres se cachent autant de compétences, de savoir-faire et d'expériences qui quittent l'entreprise.
Les mesures les plus utilisées restent le congé sénior avec 338 départs et le congé mobilité avec 323 départs. Une nouvelle fois, l'objectif principal du dispositif est clair, réduire les effectifs.
La CGT rappelle que depuis la création de Stellantis, plus de 26 000 emplois ont disparu en Europe et près de 11 000 en France.
Dans sa recherche permanente de réduction des coûts, Stellantis poursuit sa politique de suppression d'emplois tout en continuant à verser des milliards aux actionnaires.
- Pendant que les salariés quittent l'entreprise, les charges de travail augmentent pour ceux qui restent.
- Les réorganisations se succèdent.
- Les équipes sont en sous-effectif chronique dans de nombreux secteurs.
- Les difficultés de transfert des compétences se multiplient.
- Les savoir-faire disparaissent progressivement.
Et pourtant, malgré ces constats, la direction continue d'organiser les départs.
Le plus paradoxal est que ce bilan nous est présenté alors même que le groupe reconnaît avoir besoin de nouvelles compétences pour relever les défis industriels, technologiques et environnementaux auxquels il est confronté.
- Comment préparer l'avenir de l'automobile en France tout en poursuivant une politique permanente de réduction des effectifs ?
- Comment prétendre renforcer la qualité, développer de nouveaux produits, accélérer la transition énergétique ou améliorer les conditions de travail en supprimant chaque année des centaines d'emplois ?
La direction met en avant les recrutements réalisés en 2025 et au premier semestre 2026.
La CGT constate que ces recrutements demeurent largement insuffisants au regard des départs organisés dans le cadre des différents plans successifs.
La réalité est que Stellantis continue de remplacer des emplois stables par davantage de flexibilité, davantage de polyvalence et davantage de pression sur les salariés.
La CGT refuse cette logique.
La CGT considère qu'il n'y a aucune fatalité aux suppressions d'emplois.
Les difficultés rencontrées aujourd'hui par le groupe sont avant tout la conséquence des choix stratégiques décidés par les dirigeants successifs.
Les salariés n'ont pas à payer les conséquences de ces décisions.
La CGT rappelle également que si elle reste favorable aux dispositifs permettant aux salariés âgés de partir dans des conditions dignes, notamment dans le cadre du congé sénior, elle refuse que ces départs servent de prétexte à la suppression définitive des emplois concernés.
Chaque départ doit être l'occasion d'une embauche en CDI.
La CGT revendique :
- Un plan d'embauches massives en CDI sur l'ensemble des établissements du groupe,
- L'embauche de l’ensemble des intérimaires qui le souhaitent,
- Le remplacement systématique des départs par des recrutements pérennes,
- La préservation et la transmission des compétences industrielles,
- Le développement de l'emploi industriel sur l'ensemble des sites français,
- L'amélioration des conditions de travail et la réduction de la charge de travail.


