Déclaration CGT – CSE ordinaire du 31 mars 2026 Projet de nouvelle usine de peinture – Information / consultation



Les élus CGT au CSE du site Stellantis Sochaux / Belchamp ont pris connaissance du dossier présenté par la direction concernant la mise en place de la nouvelle usine de peinture et la transition technologique associée.

Ce projet, présenté comme une modernisation industrielle, s’accompagne dans les faits de réorganisations profondes des postes de travail, d’une automatisation accrue et de suppressions de postes, qui suscitent de fortes inquiétudes parmi les salariés.

Une transition technologique qui se traduit par des suppressions de postes.

La direction indique que courant mars 2026, l’effectif total en peinture s’élève à 289 salariés, dont :

  • 57 CTT,
  • 14 SHA,
  • 25 DAEC en cours,
  • soit 193 CDI disponibles (189 ETP).

Par ailleurs, une trentaine de salariés ont été identifiés comme concernés par la transition technologique, avec :

  • 19 solutions de reclassement trouvées,
  • 11 salariés toujours accompagnés,

dont

  • 6 en cours de reclassement,
  • 5 en attente de solution d’ici à fin 2026.

Pour la CGT, ces chiffres traduisent une réalité préoccupante :

la modernisation se fait au détriment de l’emploi et de la stabilité professionnelle des salariés.

Nous constatons également que l’automatisation de nombreuses opérations — notamment l’étanchéité robotisée, la dépose automatique des obturateurs ou encore le ponçage-lustrage automatique — entraîne mécaniquement une réduction du nombre de postes nécessaires à la production.

Des suppressions de postes réelles, malgré le discours de la direction.

Celle-ci présente ce projet comme une transformation sans impact majeur sur l’emploi.

Pourtant, l’analyse des organisations de travail et des effectifs montre qu’environ 20 postes seraient supprimés dans la nouvelle organisation.

La CGT tient à préciser un point essentiel :

Dans un premier temps, des salariés peuvent être repositionnés temporairement, notamment pour :

  • le contrôle des robots,
  • la surveillance des installations,
  • ou la phase de montée en cadence.

Mais à moyen terme, la logique industrielle reste claire : moins de postes, moins de besoins en personnel.

C’est cette réalité que la direction ne doit pas minimiser. Des inquiétudes fortes sur les reclassements et l’avenir des salariés.

Les élus CGT constatent que plusieurs salariés sont encore sans solution de reclassement et que certains pourraient se retrouver durablement en situation d’incertitude professionnelle.

Nous rappelons que :

  • Le reclassement ne doit pas être une solution provisoire ou imposée,
  • Il doit garantir des conditions de travail, de qualification et de rémunération équivalentes,
  • Il doit être construit avec les salariés en premier lieu et leurs représentants.

Aujourd’hui, ces garanties ne sont pas suffisamment apportées. Des zones d’ombre importantes sur les effectifs réels.

Malgré les informations fournies, de nombreuses interrogations persistent sur l’organisation future et les effectifs nécessaires au fonctionnement de la nouvelle peinture.

Les élus CGT demandent officiellement des réponses précises au CSE et demandent à la direction de communiquer clairement, les effectifs prévus pour :

  • le polissage,
  • l’étanchéité,
  • le contrôle lustrage
  • Le nombre de CI (conducteurs d’installations) prévu dans la nouvelle organisation
  • Le nombre de maintenanciers prévu
  • Le nombre total de personnes qui travailleront dans la nouvelle peinture à régime stabilisé
  • Le nombre total de postes supprimés, toutes catégories confondues, à l’issue de la transition industrielle

Ces éléments sont indispensables pour permettre aux élus de mesurer l’impact réel du projet sur l’emploi et les conditions de travail.

AVIS CGT

Pour la CGT, ce projet soulève des préoccupations majeures en termes de conditions de travail et d’emploi :

  • Suppressions de postes et réduction des effectifs
  • Incertitudes sur les reclassements
  • Augmentation de l’automatisation
  • Evolution des métiers sans garanties suffisantes pour les salariés
  • Manque de transparence sur l’organisation cible
  • Flexibilité des horaires de travail imposées avec la possibilité de GJP, d’allongement d’horaire, de samedi travaillées…
  • Cadences beaucoup trop élevées

La CGT considère que les réponses apportées à ce jour sont insuffisantes pour garantir la sécurité de l’emploi et l’avenir professionnel des salariés concernés.

Au regard :

  • Des suppressions de postes annoncées,
  • Des incertitudes persistantes sur les effectifs réels,
  • Des inquiétudes sur les reclassements,
  • Du manque de visibilité sur l’organisation future,
  • Et de la flexibilité imposée avec les horaires de travail annoncées

Les élus CGT du CSE du site Stellantis Sochaux / Belchamp émettent un AVIS DÉFAVORABLE sur ce projet.

Et demandent à la direction :

  • De garantir l’emploi de tous les salariés concernés,
  • Une organisation du travail préservant la santé et la sécurité des salariés,
  • De présenter une organisation transparente, avec l’ensemble des données nécessaires à une information complète et transparente du CSE.

Fichier compilté des Déclarations CGT au CSE ordinaire du 31 mars 2026 Fichier compilté des Déclarations CGT au CSE ordinaire du 31 mars 2026