Les élus CGT constatent que le bilan santé, sécurité et conditions de travail 2025 ne traduit pas une amélioration de la situation sur le site. Au contraire, les chiffres démontrent une dégradation des indicateurs.
Le nombre d’accidents avec arrêt a plus que doublé, passant de 7 à 15 entre 2024 et 2025.
Le nombre total d’accidents déclarés avec ou sans arrêt a également augmenté, passant de 34 à 42.
Le nombre de premiers soins progresse lui aussi. Ces éléments traduisent une réalité simple :
les risques professionnels restent élevés et la prévention n’est pas à la hauteur des enjeux.
Les élus CGT constatent également des incohérences importantes dans les données du bilan, notamment concernant le nombre d’enquêtes réalisées suite à accident.
Dans certains secteurs, le nombre d’enquêtes non réalisées est particulièrement élevé, ce qui pose la question du respect de la législation en matière d’enquête après accident.
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| Nombres d'enquêtes réalisées | Nombre d'enquêtes non réalisées suite accident |
| Montage | 19 | 28 |
| Peinture / Divers | 13 | -7 |
| Emboutissage | 4 | 0 |
| R&D | 8 | -6 |
| Ferrage | 2 | 11 |
| TOTAL | 46 | 26 |
Nous rappelons que chaque accident du travail doit faire l’objet d’une déclaration et d’une enquête associant les représentants du personnel.
Sur les secteurs Peinture / Divers et R&D, il est constaté un nombre plus élevé d’enquêtes que d’accidents, les chiffres indiqués dans le bilan en pages 10 et 11 et page 13 sont donc inexactes, ce qui correspond à la remarque concernant le nombre anormalement bas d’accidents en R&D notamment… Se pose donc l’exactitude des éléments et des chiffres inscrits dans le bilan…
Les élus CGT alertent également sur la situation des salariés intérimaires, qui présentent un taux d’accidents nettement supérieur à celui des salariés permanents avec 6 points de plus que le personnel Stellantis.
Cette situation interroge sur :
- la qualité de la formation
- l’intégration dans les équipes
- les conditions de travail
- la pression exercée sur la production
Les élus CGT constatent par ailleurs que les conditions de travail restent préoccupantes, notamment en matière de température dans les ateliers, d’état des locaux, d’organisation du travail et de pénibilité.
Enfin, les élus CGT soulignent que le plan d’action 2026 présenté dans ce document est incomplet et ne comporte pas d’actions précises, chiffrées et planifiées.
Dans ces conditions, il est impossible pour les représentants du personnel de considérer que la prévention des risques professionnels est réellement prise en compte.
Avis CGT
Compte tenu :
- de l’augmentation des accidents du travail
- des incohérences relevées dans les données
- du non-respect potentiel des obligations d’enquête
- des conditions de travail dégradées
- et de l’absence d’un véritable plan d’action pour 2026
Les élus CGT au CSE donne donc un avis défavorable sur le bilan santé, sécurité et conditions de travail 2025 et un avis défavorable sur le plan d’action 2026 tant qu’un document sérieux, complet et assorti d’engagements concrets ne sera pas présenté.
Les propositions de la CGT pour un véritable plan de prévention 2026
- Amélioration immédiate des conditions de travail
- Baisse des cadences et répartition plus équilibrée des charges de travail.
- Embauche de salariés supplémentaires pour réduire la pression et la pénibilité.
- Recalcul des cotations ergonomiques des postes, actuellement inadaptées.
- Création de postes de préparation hors ligne pour tous les salariés de + de 55 ans et pour les PCR.
- Renforcement des protections contre les risques professionnels
- Arrêt du compactage des espaces de travail, qui met en danger les salariés et dégrade l’organisation.
- Plan de rénovation des locaux vétustes et des ateliers mal entretenus.
- Mise en conformité des machines et équipements de travail.
- Extension des horaires du service de santé au travail pour permettre aux salariés de consulter sans contrainte.
- Lutte contre la précarité et reconnaissance des droits des travailleurs
- Suppression des pressions sur la déclaration des accidents du travail.
- Fin des sanctions abusives et des licenciements injustifiés.
- Respect des lois sur les accidents du travail et maladies professionnelles.
- Adaptation aux aléas climatiques et conditions de travail
- Amélioration de la régulation thermique dans les ateliers et bureaux.
- Mise en place de pauses supplémentaires et rafraîchissements en période de forte chaleur.
- Rénovation des chauffages en hiver (Emboutissage, Ferrage, Belchamp, CPL).
- Diminution du temps de travail pour améliorer la santé des salariés
- Passage à 32 heures par semaine avec maintien du salaire.
- Fin de la flexibilité imposée, de la visibilité sur les horaires de travail ainsi que l’intégration du temps d’habillage dans le temps de travail effectif.
Fichier compilté des Déclarations CGT au CSE ordinaire du 31 mars 2026


