CSEC du 18 juin 2026 DÉCLARATION CGT GROUPE STELLANTIS Point relatif aux situations économiques des sites de Rennes, Poissy Industriel et Vesoul



Depuis plusieurs années, la CGT alerte sur les conséquences des choix stratégiques qui ont été imposés au groupe Stellantis.

Aujourd'hui, les constats dressés dans le rapport de l'expert du CSEC sont sans appel.

Alors que le marché mondial progresse, Stellantis continue de perdre des parts de marché dans l'ensemble des régions du monde. En Europe, les ventes ont reculé de près de 5 % en 2025 et le groupe a perdu plus de 6 points de parts de marché depuis la création de Stellantis. Les résultats européens sont désormais négatifs, les volumes diminuent et les restructurations se succèdent.

Le rapport met également en lumière l'ampleur des erreurs stratégiques commises ces dernières années : abandon de la filière hydrogène, dépréciation des investissements batteries, remise en cause de nombreux programmes produits, problèmes qualité majeurs, retards de développement et perte de confiance des clients.

Les salariés ne peuvent être tenus responsables de cette situation.

Partout dans le groupe, les salariés ont produit les véhicules, assuré les lancements, développé les technologies et maintenu l'activité malgré les réorganisations permanentes, les suppressions de postes, les départs non remplacés et la dégradation des conditions de travail.

Pourtant, depuis la création de Stellantis, plus de 26 000 emplois ont déjà disparu en Europe. Dans le même temps, des milliards d'euros ont été distribués aux actionnaires alors que les investissements industriels et les effectifs diminuaient.

Aujourd'hui, les sites de Rennes, Poissy Industriel et Vesoul sont directement concernés par les conséquences de ces orientations.

La CGT considère que les délibérations soumises aujourd'hui concernant Rennes, Poissy Industriel et Vesoul constituent un signal d'alarme particulièrement grave.

Si les représentants du personnel du CSEC sont amenés à envisager le recours au droit d'alerte économique, ce n'est pas par excès de prudence mais parce que les éléments présentés et les réponses apportées jusqu'à présent par la direction ne permettent pas de lever les inquiétudes légitimes des salariés et de leurs représentants.

Depuis la création de Stellantis, l'Europe a perdu plus de 26 000 emplois et la France près de 11 000. Dans le même temps, les ventes du groupe reculent, les parts de marché s'érodent, les restructurations se multiplient et plusieurs milliards d'euros ont été consacrés à corriger des erreurs stratégiques reconnues aujourd'hui par la direction elle-même.

Les salariés de Rennes, de Poissy Industriel et de Vesoul ont toutes les raisons de s'interroger sur leur avenir. Ils constatent les réductions d'effectifs successives, les incertitudes sur les volumes, les réorganisations permanentes et l'absence de visibilité à moyen et long terme.

Pour la CGT, la véritable question est simple : quelles garanties industrielles et sociales la direction est-elle prête à apporter aujourd'hui pour assurer la pérennité de ces sites ?

Les élus du personnel ne peuvent se satisfaire de déclarations d'intention ou de promesses générales. Ils ont besoin d'engagements précis, chiffrés et vérifiables concernant les investissements, les activités futures, les volumes, les effectifs et les compétences.

La CGT soutient pleinement les démarches visant à obtenir toute la transparence nécessaire sur la situation économique et industrielle de ces établissements. Les alertes exprimées aujourd'hui doivent être entendues comme une exigence de vérité et de responsabilité.

La direction doit comprendre qu'il n'est plus acceptable de demander toujours plus d'efforts aux salariés tout en laissant planer l'incertitude sur l'avenir des sites. Les salariés ont déjà payé un lourd tribut aux restructurations successives. Ils exigent désormais des perspectives, des garanties et une véritable ambition industrielle.

C'est pourquoi la CGT appelle la direction du groupe à répondre clairement aux interrogations soulevées par les représentants du personnel et à prendre les engagements nécessaires pour garantir l'avenir de Rennes, Poissy Industriel et Vesoul.

La CGT refuse que les salariés servent une nouvelle fois de variable d'ajustement pour corriger les erreurs de stratégie décidées au sommet du groupe.

Les inquiétudes exprimées par les salariés sont légitimes :

  • quelles activités seront maintenues sur ces sites dans les années à venir ?
  • quels volumes leur seront réellement attribués ?
  • quelles garanties existent pour l'emploi, les compétences et l'avenir industriel ?
  • quels investissements concrets sont prévus ?
  • quelles conséquences auront les nouvelles orientations stratégiques annoncées par la direction ?

Pour la CGT, il n'est pas acceptable que les représentants du personnel soient appelés à se prononcer sans disposer de l'ensemble des garanties nécessaires sur l'avenir des sites et des emplois.

La CGT rappelle que Stellantis conserve des moyens financiers considérables et dispose encore d'une trésorerie importante. Les ressources existent pour investir dans l'outil industriel, maintenir les compétences et développer l'emploi.

Face aux incertitudes qui pèsent sur Rennes, Poissy Industriel et Vesoul, la CGT exige :

  • le maintien de tous les emplois ;
  • l'arrêt des suppressions de postes et des départs contraints ;
  • la présentation d'engagements industriels précis, chiffrés et datés pour chaque site ;
  • la garantie des volumes et des activités nécessaires à leur pérennité ;
  • un véritable plan industriel de reconquête fondé sur l'investissement, la qualité et l'emploi.

La CGT restera aux côtés des salariés pour défendre chaque emploi, chaque activité et l'avenir industriel de l'ensemble des sites Stellantis.

L'avenir de Stellantis ne peut pas être construit contre les salariés. Il doit être construit avec eux.


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